Souvent l’autocratie accompagne le despotisme pour accomplir la dictature intellect
uelle d’une gouvernance, mais cette fois les tâches ont été réparties. Le fascisme des PJDistes et le totalitarisme de l’état l’ont illustré au profit de la candeur perverse de cette société, une société qui s’engage dans la transparence de l’hypocrisie. En effet, les blagues publiées par les éditorialistes de la revue « Nichane » ont secoué et frustré grand nombre de Marocains qui prétendent qu’il s’agit là d’une atteinte à la religion. Personne ne dira le contraire, mais ce qu’il faut souligner ici, c’est que les journalistes de « Nichane » n’ont rien inventé, ils se sont contentés de les publier dans le cadre d’un dossier consacré à la culture de la blague dans la société Marocaine. Doit-on blâmer alors la revue « Nichane » qui s’est contentée de remplir sa mission de révélatrice ? Doit-on les apostasier pour ensuite les poursuivre en justice ? Dans la foulée, pourquoi par une Fatwa contre eux ?
L’arrêté du premier ministre, qu’on croyait progressiste et moderniste, n’est en réalité que l’instrument de la tyrannie qui tue, à coups surs et durs, l’ensemble de la presse indépendante qui a le mérite de dénoncer et s’opposer farouchement à la pensée unique de notre gouvernement démo-crade. L’interdiction de l’hebdomadaire « Nichane » n’est que la succession de l’ensemble des actions visant à réduire à néant le groupe TelQuel. Ce dernier ne cache pas sa volonté de critiquer la religion et se moquer des traditions, un esprit critique qui se confond avec celui de la profanation, ce qui fait de l’hebdomadaire l’ennemi juré des PJDistes & Co, ce qui fait aussi que je ne suis ni un de ses fidèles lecteurs ni de ses sympathisants. Néanmoins dans cette affaire, le groupe n’a rien à se reprocher, les blagues en question sont courantes au sein de la société, tout le monde les a raconté, les a écouté et en a ricané, qui sait ? Peut être que ce même premier ministre s’est permis des fous rires en écoutant ces blagues, après on ose accuser ces journalistes, qui n’ont fait que rapporter ces blagues, d’atteinte à la religion Islamique, si ce n’est pas de la sournoiserie, qu’est ce que ça peut être alors ? Mais voilà le hic, les plaintes et les pétitions menées par les PJDistes sont soutenues par beaucoup de citoyens qui se sont réjoui de constater l’interdiction de la revue. Qu’est ce qu’il nous arrive ? On est devenu si lâche qu’on refuse de reconnaître pleinement notre responsabilité dans cette atteinte à la religion ? On s’avise d’approuver cette réprobation, or on devrait agir et soutenir, sans réserves, l’hebdomadaire.
Cette mesure vient confirmer la vérité sur l’état policier, un état qui a le mérite de nous rappeler, avec amertume, un 1984 avec un BIG Brother et des citoyens qui font leur propre malheur. Honte à nous !
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